Depuis toujours, Patrick Moncœur navigue d’un univers à l’autre : du monde ouvrier de ses origines à celui des entreprises ; du journalisme à la formation ; de l’Hexagone, parfois si exotique, aux pays lointains, souvent si familiers, où il a eu la chance de vivre. Il a coutume de dire qu’il a fait « ses humanités » en Afrique, où il a vécu jeune, endossant une peau d’étranger. Une mise en perspective dont les effets bénéfiques se font toujours sentir aujourd’hui.
Émigrer, c’est la seule chance de survie de Jibril et Angela qui fuient leur pays, le Nigeria. Ils feront ce voyage à leur façon, embarquant avec eux plusieurs milliers de personnes sur le Primo-Levi. Ce cargo gigantesque est à l’image de leur envie, démesurée, de revendiquer haut et fort le droit d’aller vivre ailleurs.